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Cataracte et presbytie : peut-on corriger les deux en une opération ?

L'opération de la cataracte

Dr CHOTARD

Dr CHOTARD

Dr CHARPENTIER

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cabinet d'ophtalmologie du champ de mars

Cataracte et presbytie : peut-on corriger les deux en une opération ?

L'opération de la cataracte

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Cataracte et presbytie : peut-on corriger les deux en une opération ?

Cataracte et presbytie : la réponse en bref

Oui, l’opération de la cataracte peut être une vraie opportunité pour réduire la presbytie, à condition que l’indication chirurgicale soit d’abord justifiée par la cataracte ou par une gêne visuelle réelle. Le principe est simple : on retire le cristallin opacifié et on le remplace par un implant. Si cet implant est monofocal, la vision est nette à une distance cible, le plus souvent de loin, mais des lunettes restent souvent nécessaires pour lire. Si l’on choisit un implant multifocal, trifocal ou EDOF, on peut récupérer une vision utile sur plusieurs distances et diminuer la dépendance aux lunettes. En revanche, ce “bonus” a des limites : halos, baisse de contraste, adaptation cérébrale variable, et nécessité d’un bilan préopératoire rigoureux pour sélectionner les bons candidats. La bonne question n’est donc pas “peut-on corriger la presbytie en même temps ?”, mais “mon œil, mon mode de vie et mes attentes rendent-ils ce choix pertinent ?” 

Cataracte et presbytie, deux problèmes différents

La cataracte correspond à une opacification du cristallin qui altère la vision et la qualité de vie, au point que les lunettes ne suffisent plus à compenser la gêne. La presbytie, elle, est liée au vieillissement du cristallin : l’œil fait moins bien la mise au point de près, souvent avant 50 ans, puis à mi-distance un peu plus tard. Autrement dit, la cataracte rend l’image trouble ; la presbytie réduit la capacité à focaliser de près. 

C’est précisément parce que les deux problèmes concernent le cristallin que la chirurgie de la cataracte peut devenir une occasion de traiter aussi la presbytie. Une fois le cristallin retiré, c’est l’optique de l’implant qui détermine la qualité de vision obtenue à une ou plusieurs distances. 

Pourquoi l’opération de la cataracte peut devenir un bonus anti-presbytie

Les recommandations françaises rappellent que la chirurgie de la cataracte s’envisage quand la fonction visuelle ne répond plus aux besoins du patient, même sans seuil unique d’acuité visuelle, et que l’on doit alors réfléchir à l’opportunité d’un implant “premium” pour corriger un trouble réfractif associé, notamment la presbytie. Dit autrement : on n’opère pas une cataracte uniquement pour “faire s’affranchir des lunettes”, mais lorsqu’une chirurgie est indiquée, le choix de l’implant peut transformer le résultat fonctionnel. 

C’est cette nuance qui compte. Pour un patient déjà gêné par sa cataracte, l’intervention n’est pas seulement un traitement de l’opacification ; elle peut aussi devenir une chirurgie de précision visuelle. En revanche, si le cristallin est encore clair, on entre plutôt dans le champ de la chirurgie du cristallin clair ou de la chirurgie réfractive, avec une réflexion différente sur le rapport bénéfice-risque. 

Monofocal, multifocal, EDOF, trifocal

Un implant monofocal crée un point de focalisation principal : on choisit en général la vision de loin, parfois la mi-distance ou le près selon le projet visuel. Les implants multifocaux répartissent la lumière entre plusieurs foyers pour couvrir plusieurs distances. Les trifocaux ajoutent un foyer intermédiaire aux performances loin et près. Les EDOF, eux, n’ajoutent pas plusieurs foyers distincts de la même manière : ils allongent la zone de netteté pour obtenir une vision plus continue, surtout entre loin et mi-distance. 

En pratique, les synthèses cliniques montrent que les trifocaux sont les plus performants pour la vision de près et l’indépendance aux lunettes, tandis que les EDOF excellent surtout en vision intermédiaire avec un compromis optique différent. Les multifocaux offrent davantage d’autonomie que les monofocaux, mais au prix plus fréquent de halos et d’éblouissements. 

Le tableau ci-dessous résume les grandes tendances observées en consultation et dans les revues comparatives. 

Type d’implant

 

Vision loin / mi-distance / proche

 

Halos / éblouissement

 

Dépendance aux lunettes

 

Sensibilité au contraste

 

Adaptation

 

Coût / complexité

 

Monofocal

 

Excellente sur une seule distance cible, souvent loin

 

Faibles

 

Fréquente pour les distances non ciblées, surtout le près

 

Très bonne

 

En général simple et rapide

 

Le plus simple, coût le plus bas

 

Multifocal

 

Bonne de loin et de près, mi-distance plus variable selon le design

 

Plus fréquents

 

Souvent réduite

 

Modérément diminuée

 

Demande plus d’adaptation

 

Plus coûteux, calcul et sélection plus exigeants

 

EDOF

 

Très bonne de loin, très utile à mi-distance, près souvent partiel

 

Présents mais souvent plus modérés selon le modèle

 

Réduite, mais lunettes parfois utiles pour petits caractères

 

Souvent meilleure qu’avec multifocaux classiques

 

Souvent plus facile qu’un multifocal diffractif classique

 

Coût et bilan avancés

 

Trifocal

 

Bonne à très bonne sur loin, mi-distance et près

 

Fréquents

 

La plus faible globalement

 

Modérément diminuée

 

Adaptation nécessaire

 

Technologie la plus ambitieuse, précision maximale requise

 

Aucun implant n’est “meilleur” en absolu : tout dépend de votre tolérance aux compromis. Un patient très motivé par l’autonomie de loin et de près regardera volontiers vers le trifocal. Un actif qui travaille beaucoup sur écran et conduit pourrait préférer un EDOF. Un conducteur nocturne exigeant ou un œil fragile restera souvent mieux servi par un monofocal. 

Les bons candidats et le bilan préopératoire

Les meilleurs candidats aux implants corrigeant la presbytie sont des patients très motivés pour réduire leurs lunettes, mais surtout capables d’accepter un compromis entre liberté visuelle et qualité optique. Il faut des attentes réalistes, une cornée régulière, une bonne surface oculaire, l’absence d’atteinte maculaire ou rétinienne significative, et parfois éviter certains profils professionnels ou certains usages nocturnes. Les consensus récents déconseillent clairement les implants presbytie-correcteurs en cas de pathologies oculaires associées importantes, notamment maculaires, rétiniennes ou cornéennes. 

Le bilan préopératoire ne se résume donc pas à “calculer un implant”. Il comprend l’interrogatoire sur vos habitudes visuelles, la réfraction, l’acuité visuelle, l’examen à la lampe à fente, la tonométrie, la biométrie, et selon le cas une topographie ou tomographie cornéenne, ainsi qu’un OCT maculaire lorsqu’il existe une indication clinique ou un doute sur la rétine. L’objectif est double : sécuriser la chirurgie et prédire le résultat fonctionnel le plus précisément possible. 

Résultats, récupération et suivi

Après une chirurgie réussie, la vision de loin s’améliore souvent rapidement. Avec un monofocal, la lecture reste fréquemment dépendante des lunettes. Avec un EDOF, la mi-distance est souvent confortable et la lecture fine peut encore demander une aide. Avec un trifocal, l’autonomie sur les trois distances est généralement meilleure, mais les phénomènes photiques sont plus probables. L’implantation des deux yeux optimise souvent le résultat global et l’adaptation. 

La récupération est en général rapide, en ambulatoire. Les activités courantes reprennent souvent dès le lendemain, avec collyres, protection de l’œil et quelques précautions : ne pas frotter l’œil, éviter le maquillage la première semaine, la natation et les efforts intenses pendant quelques semaines. La correction optique définitive n’est jugée qu’après environ trois à quatre semaines. Plus tard, une opacification de la capsule peut survenir ; ce n’est pas une “repousse” de la cataracte et cela se traite le plus souvent facilement au laser. 

Alternatives et questions fréquentes

Alternatives

Si la cataracte n’est pas encore opérable ou si vous n’êtes pas un bon candidat à un implant presbytie-correcteur, les alternatives restent très valables : lunettes progressives, lentilles multifocales ou stratégie de monovision, ainsi que chirurgie réfractive cornéenne chez certains patients au cristallin clair. La chirurgie au laser peut corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie, mais elle relève d’une autre indication que la chirurgie de la cataracte. 

Questions fréquentes

Peut-on vraiment ne plus porter de lunettes ? Souvent, oui, mais jamais avec garantie absolue. Les trifocaux et certains multifocaux sont les plus performants pour l’indépendance aux lunettes ; les EDOF réduisent surtout les besoins pour le loin et l’intermédiaire ; un appoint peut rester utile pour la lecture fine, l’ordinateur prolongé ou la conduite nocturne. 

EDOF ou trifocal si je conduis beaucoup le soir ? Le trifocal donne en général la meilleure vision de près. L’EDOF offre souvent un compromis intéressant si la mi-distance est prioritaire. Mais chez les patients très sensibles aux halos ou très exigeants en conduite nocturne, un monofocal reste parfois le choix le plus prudent. 

Que faire si le résultat n’est pas parfait ? Un petit défaut réfractif résiduel n’est pas exceptionnel. Selon le cas, on peut proposer lunettes d’appoint, laser cornéen, implant additionnel ou échange d’implant. Le plus important est que ces possibilités soient évoquées avant l’intervention. 

Conclusion pratique

L’opération de la cataracte peut effectivement offrir un “bonus” très intéressant sur la presbytie. Mais ce bonus n’est ni automatique ni universel. Plus l’implant promet de liberté visuelle, plus il exige un œil sain, un bilan précis et des attentes bien cadrées. Le bon implant n’est pas le plus sophistiqué sur le papier : c’est celui qui correspond à votre rétine, votre cornée, votre quotidien et votre tolérance aux compromis.

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Nos praticiens

Dr CHARPENTIER

Dr Stacy CHARPENTIER

Chirurgien ophtalmologue – Spécialiste en chirurgie réfractive et de la cataracte

Le Dr Stacy Charpentier est chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive laser (myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie) ainsi qu’en chirurgie de la cataracte avec pose d'implant premium et en cataracte complexe grâce à son expérience de chirurgien ophtalmologue militaire. Elle exerce à Paris, où elle a cofondé le Cabinet d’Ophtalmologie du Champ de Mars. Grâce à une formation approfondie et une expérience acquise dans les hôpitaux parisiens de référence, elle offre une prise en charge personnalisée, fondée sur les dernières avancées médicales et technologiques.

Diplômée de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), elle a suivi sa formation dans les services hospitaliers de référence à Paris. Ancienne chef de clinique et praticien certifié des Hôpitaux des Armées de Paris, elle s’est forgée une solide expérience en chirurgie ophtalmologique, y compris dans des contextes à haute technicité comme la chirurgie militaire. Après avoir soutenu une thèse en chirurgie réfractive, elle a complété sa formation par plusieurs diplômes interuniversitaires de chirurgie réfractive et de cataracte, ainsi qu’une formation avancée de chirurgie réfractive à la London Vision Clinic (Angleterre).

Dr CHOTARD

Dr Géraldine CHOTARD

Chirurgien ophtalmologue spécialiste en chirurgie de la cataracte, des paupières, voies lacrymales, orbite et onco ophtalmologie

Le Dr Géraldine Chotard est un ophtalmologue, spécialiste en oculoplastie, exerçant à Paris, au Cabinet d'Ophtalmologie du Champ de Mars, dans un cabinet dédié à l’excellence dans la prise en charge des pathologies des yeux et du regard. Elle est également praticien hospitalier au sein du Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts, dans le service du Pr Paques et au sein de l’Oncopole, où elle intervient notamment dans les domaines de l’oncologie oculaire et des pathologies palpébrales complexes.

Diplômée de l’Université René Descartes (Paris V) et titulaire de plusieurs diplômes universitaires en chirurgie plastique de la face et en neuro-ophtalmologie, le Dr Chotard met son expertise au service de la prise en charge des pathologies des paupières, des voies lacrymales et de l’orbite, qu’elles soient fonctionnelles ou esthétiques.

Nos patients en parlent

La satisfaction de nos patients est primordiale pour nous.
Répondre au mieux à vos besoins est au cœur de notre prise en charge.

Aurélie Cia

26 June 2026

Excellente médecin, très rassurante, ponctuelle et attentive.

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Grégoire Vernay

25 June 2026

Je me suis fait opérer au LASIK avec Mme Charpentier. Tout s’est extrêmement bien passé, c’était rapide et je n’ai pas eu mal. Je...

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Cyril Joly

25 June 2026

Je souhaite remercier chaleureusement le Dr Charpentier, qui m'a opéré avec le LASIK. Dès la première consultation, elle a fait preuve d'une...

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Jacqueline Hilaire

19 June 2026

Je souhaite exprimer tous mes remerciements à Mme CHOTARD, ophtalmologue. J ai consulté Mme CHOTARD pour un problème de paupières tombantes,...

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Roux Jean-Philippe

18 June 2026

Très bonne praticienne, à l’écoute et particulièrement professionnelle. Elle a pris en charge efficacement mon problème de chalazion et a su...

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Gauthier Gimbert

16 June 2026

Le docteur Charpentier m'a opéré de la myopie et assure le suivi depuis un an déjà, c'est une incroyable professionnelle et un médecin...

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Magali Clausener

15 June 2026

Le docteur Stacy Charpentier est à l'écoute du patient et explique très bien la pathologie et le traitement. La communication est simple et...

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Hajer LESSEL

08 June 2026

J’ai été opérée de la chirurgie réfractive par le Dr Stacy Charpentier et je suis très satisfaite de mon expérience. Dès la première...

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Jonas Kandaz

07 June 2026

Opéré par TransPKR il y a environ 6 mois par le Docteur Charpentier, l'intervention en elle-même n'a duré que quelques minutes et s'est...

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victor b.

07 June 2026

Je suis ravi d’avoir sauté le pas et fais confiance au Dr Charpentier pour la prise en charge de mon opération Lasik. Que ce soit lors de la...

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